samedi 9 juin 2007

Le Web 2.0, évolution ou révolution ?

Il semble évident que le web 2.0 n’est en fait qu’une addition de petites améliorations d’ordre technologiques, sémantiques ou ergonomique et donc ne constitue pas une révolution en lui-même.

On peut cependant penser que le web 2.0 va mûrir et donner lieu à une vraie révolution cette fois ci. En effet, l’apparition des micro-formats, qui permet d’associer des métas donnés à du contenu, à la manière du web sémantique, pourrait faire présager une ère nouvelle dans laquelle l’information serait stockée et accédée de manière plus intelligente, par les humains mais également par les agents intelligents et les robots.

La mise en pratique généraliser des micros formats et du web sémantique ne semble pourtant pas être à l’ordre du jour, et peut être cela donnera il lieu à une nouvelle vague d’innovation, le web 3.0.

Web 2.0 : controverse ?

Le web en général et plus particulièrement le web 2.0 encouragent-ils l’individualisme social et les pratiques sociales centrées sur l’individu ?

C’est ce que semble affirmer Didier Heiderich « Même si les histoires collectives sont nombreuses et les contre-exemples innombrables, l’explosion du nombre de blogs démontre la tentation narcissique qui règne sur le réseau, avec pour miroir le compteur des liens, des commentaires et des votes […]. Pour exister, l’individu numérique, tyrannisé par le temps, doit produire, consommer et relayer de l’information [...]. Le syncrétisme « urgence-omniprésence » l’oblige à tout savoir, à tout commenter, à tout noter, à répondre à toutes les sollicitations, à avoir toujours raison, tout de suite […] Certains abandonnent, d’autres s’acharnent, avec le « clic de plus » pour seul espoir de remplir leur fonction de producteur d’information, et en définitive leur existence subalternisée. C’est alors que la misère numérique s’installe, l’addiction aussi : combien d’individus normalement constitués, brillants, cultivés, sombrent dans le commentaire futile, propagent une rumeur sans en avoir vérifié le fondement, votent contre un article sans l’avoir lu, répondent à un mail en omettant la courtoisie la plus élémentaire ?».

Les blogs ne seraient selon lui que le moyen d’exister sur le réseau, peut importe ce que l’on a à dire ou à offrir à la communauté. Cette vision semble devoir être pondérée par le nombre élevé de blogs dont les informations sont uniques et dont les auteurs se révèlent être très novateurs.

Le web social est il réellement participatif ?

Jacob Nielsen estime que «In most online communities, 90% of users are lurkers who never contribute, 9% of users contribute a little, and 1% of users account for almost all the action. ». 1% des utilisateurs seraient donc les principaux acteurs du web, alors que 90% ne contribueraient jamais et seraient de simples spectateurs.

Bill Lancer de Hitwise de son coté, affirme que « seulement 0.16% des visiteurs de YouTube viendraient y déposer des vidéos, et 0,2% des visiteurs de Flickr viendraient y déposer des photos. ».

Ces chiffres semblent mettre en péril l’aspect participatif du web social. Cependant il faut prendre en compte d’autres aspects de la participation. En effet, la participation ne se résume pas à la création de l’information, le relais de l’information peut être également considéré comme un acte de participation, de même que le débat d’idée en dehors de la sphère internet.

Le web 2.0 est il mort né ?

Web 2.0 : quel modèle économique ?

Le modèle économique du web 2.0 est sans aucun doute la publicité, comme nous l’explique cet article paru sur Xmlfr : « Les régies publicitaires ont toujours été confrontées à une pénurie d'espaces publicitaires. Que l'on prenne l'exemple de la presse, de la télévision ou de l'affichage, les supports disponibles sont limités par des contraintes physiques, réglementaires ou financières. Les pages du Web 2.0, créées par les utilisateurs avec un coût de revient minime pour les exploitants des sites constituent au contraire une réserve de supports qui semble inépuisable. On comprend donc que le Web 2.0 représente un nouvel Eldorado pour le marché de la publicité.»

Les spéculations et la forte valeur marchande de certain site, nous amène à nous poser la question de l’existence d’une bulle web 2.0 au même titre que la bulle internet de la première génération (2000). Certain analyste se demande si le rachat par Google de Youtube pour 1.65 milliards de dollars n’en était pas une prémices. Cependant, « Si l'on rapproche ce rachat des contrats d'achat d'espaces publicitaires passés par Google pour des montants du même ordre de grandeur avec MySpace et AOL, l'opération prend toutefois un caractère beaucoup plus classique et raisonnable. Il s'agissait de racheter le propriétaire d'un vaste espace publicitaire non encore exploité avant qu'il ne soit racheté par des concurrents.».

Web 2.0, quelles évolutions en termes d'IHM et d'utilisabilité ?

Une question reste en suspend, malgré l’intérêt de la vague web 2.0 en terme de diversité de contenu et de gestion de flux d’information, quelle est la réelle avancé en terme d’utilisabilité ?

L’évolution technologique citée en premier lorsque l’on parle de web 2.0 est Ajax. Cette « technologie » reposant sur un objet Javascript (XmlHttpRequest) et permettant à une page web d’être rafraîchie de manière partielle n’est en fait pas novatrice, elle a été implémentée dans l’API Javascript depuis longtemps, mais n’était jusqu’alors que très faiblement employée.

Le but premier d’Ajax est donc de simulé le type d’interaction homme machine qui pourrait se produire avec une application de type standalone (installé sur le poste client), c'est-à-dire la navigation entre plusieurs écran de l’application sans avoir à changer de page (url). Cette pratique permet aux applications web d’avoir un comportement plus fluide en terme de temps de chargement (la bande passante est moins sollicitée) mais également en terme de logique de navigation (l’utilisateur dispose de plusieurs écran dans la même page).

La deuxième évolution majeure du web 2.0 est l’utilisation massive de librairies graphiques, qui permettent d’agrémenter le design en lui ajoutant des effets de slideIn-slideOut, fadeIn-fadeOut, qui était par le passé inenvisageable. Ces librairies sont connues sous le nom de Scriptaculous ou JQuery.

Le dernier aspect technologique du web 2.0 en terme d’interface, probablement le moins « novateur », mais qui mérite d’être cité est le Xhtml, utilisation conjointe du XML (structure de donnée) et des CSS (gestion déclarative de composants visuels) qui permet de construire des interfaces consistantes et facilement réutilisables.

Les évolutions en terme d’IHM sont donc d’une part une diminution du nombre de click grâce à une logique de navigation améliorée, d’autre part un allégement du nombre de données affichées sur la page grâce à l’utilisation de layer et enfin une diminution du temps de chargement et donc une augmentation de la fluidité grâce à Ajax.



Terminologie Web 1.0 et Web 2.0 : un comparatif

Tim O'Reilly appui sa vision du web 2.0 sur la comparaison de termes et logiciels propres au web 1.0 et au web 2.0 :

Web 1.0

Web 2.0

DoubleClick

Google AdSense

Ofoto

Flickr

Akamai

BitTorrent

mp3.com

Napster

Britannica Online

Wikipedia

Personal websites

Blogging

Evite

Upcoming.org and EVDB

Domain name speculation

search engine optimization

Page views

Cost per click

Screen scraping

Web services

Publishing

Participation

Content management systems

Wikis

Directories (taxonomy)

Tagging (folksonomy)

Stickiness

Syndication


Cette comparaison indique d’une part que les termes ont évolué, mais que les comportements ont également évolué. La participation et le partage d’informations sont mis en avant au profit des utilisateurs et plus seulement au profit des « producteurs » d’information. D’autre part, comme nous le verrons par la suite, les modèles économiques sont bouleversés par l’émergence du web 2.0, le « cost per click » (payement par click) en est un exemple frappant.


Qu'est ce que le Web 2.0

Le Web 2.0, également connu sous le nom de Web Social est une terminologie décrivant l’évolution du web dans sa forme la plus récente. Le web 2.0 succède donc au web 1.0, première génération de sites web, tel que nous les connaissons depuis le débuts des années 90. Certains diront que le passage du web 1.0 au web 2.0 est à mettre en rapport avec des évolutions technologiques, d’autres diront que c’est autour d’un nouveau mode de partage de l’information que la transition s’est produite. De toute évidence malgré que le web 2.0 fasse beaucoup couler d’encre dans la sphère internet, une définition formelle s’avère difficile à mettre en place.

Dannah Boyd, sociologue et chercheuse chez Yahoo, s’exprime ainsi : « Le web 2.0 donne aux gens la possibilité de trouver, organiser, partager et créer de l’information d’une manière à la fois personnelle et globalement accessible. Il est alors entendu comme une variation structurale dans l’écoulement de l’information».

Selon Richard MacManus,
« Le web 2.0 est social, est ouvert (ou il le devrait), il vous laisse le contrôle de vos données, il mélange le global au local. Le web 2.0 correspond à de nouvelles interfaces - de nouvelles manières de rechercher et d’accéder au contenu. Le web 2.0 est une plateforme - et pas seulement pour que les développeurs créent des applications comme Gmail ou Flickr. Le web 2.0 est une plateforme prête à recevoir les éducateurs, les médias, la politique, les communautés, pour pratiquement chacun en fait ! ».

vendredi 30 mars 2007

Scriptaculous : comment rendre ses applications web 2.0 plus interactives et dynamiques

"Script.aculo.us provides you with
easy-to-use, cross-browser user
interface JavaScript libraries to make
your web sites and web applications fly."

La librairie Scriptaculous est entierement écrite en Javascript et permet divers effets visuels et manipulation du DOM et une intégration parfaite d'AJAX notamment pour l'auto-complétion.

Site officiel

Doc officielle

Exemple (en francais)